Au nom de la Rose
C’est la printemps et c’est le printemps de la gauche française.
Le grand chelem n’a pas eu lieu, comme l’ont fait les rugbymen la veille.
en scrutant la carte de France, on constate que l’Alsace est la seule exception,
une région délimitée géographiquement et comme par hasard par l’Allemagne et la Suisse des minarets.
Il ne faut surtout pas se laisser aller dans des déductions fantasmatiques.
Cette victoire est d’abord la victoire de l’abstention, car même si elle reste muette et sans couleur, elle demeure une force politique dormante qu’il faut inclure dans le schéma politique à venir.
L’abstention justifie à elle seule l’idée qui consiste à dire que la politique est à la fois trop chargée de problèmes et trop vidée de pensée.
Une politique qui peut mal gouverner, gouverne mal.
Une politique dont la stratégie consiste à diviser, mettre hors état de nuire, ou distribuer des petits jobs aux adversaires pour mieux régner, ne peut en aucun cas proposer de projet de société.
Tel est le cas de la politique actuelle menée par la majorité.
La gauche croit à sa rose
La droite se carbonise
La République est une maitresse infidèle
Il faut beaucoup de lucidité à la gauche : la vague de dimanche n’est pas ROSE et rien que ROSE! Sans les écolos, cette vague n’aurait été qu’une vaguelette!
Et la droite est encore là, la « mauvaise» droite, plus dangereuse parce que plus combative!
Dans les deux prochaines années, il faut que la gauche se reprenne autour d’un PROJET concret et crédible porté par un CHEF charismatique pour avoir une BASE large et unie!
Rien n’est joué, tout reste à faire : ce sera très intéressant à suivre!
La rose retrouve le printemps, certes, mais le ciel n’est pas dégagé