Essai sur l’Amour

By le mythe Le 14 février 2010

Prélude
C’est à la demande d’une personne qui m’est très chère que je rediffuse l’intégral de la passion amoureuse avec en prime le billet sur le chagrin d’amour
Il serait honnête d’évoquer ses ressources et sa propre expérience quand on parle d’un sujet aussi complexe que l’amour, il y’aura donc un 4e et dernier volet qui verra prochainement le jour, et bouclera cet essai

La passion amoureuse
Volet 1 : petit traité sur l’amour

L’amour est le sujet le plus complexe et le plus intéressant à la fois.
D’abord en lui-même, par le bonheur qu’il promet ou semble promettre, voir par celui, parfois, qu’il menace ou fait perdre.
On dira qu’il y a d’autres passions qu’amoureuses, d’autres amours que passionnels…
On dira beaucoup sur l’amour mais on n’en dit pas assez…
L’amour est à la fois le plus beau des sentiments et le plus inquiétant, puisqu’il peut engendrer une vraie plénitude comme il peut tourner à un désastre intérieur.
Nous reconnaissons l’amour comme le comble de l’union de la folie et de la sagesse, c’est-à-dire qu’en l’amour sagesse et folie non seulement sont inséparables mais s’entre génèrent l’une l’autre.
Le complexe de l’amour réside dans la difficulté de parler de lui en tant qu’objet comme s’il existait en dehors de nous autres, sujets.
La plupart d’entre nous ont été, sont, seront sujets de l’amour.
(Ce mot de sujet hésite ici entre deux sens qui le polarisent : d’une part, l’amour est quelque chose que l’on vit subjectivement, et d’autre part, c’est quelque chose à quoi l’on est assujetti)
D’où la différence, voire l’opposition entre les paroles sur l’amour qui se veulent objectives et les paroles d’amour qui sont subjectives….
Réfléchir sur la passion amoureuse, c’est se donner les moyens de redevenir amoureux autrement car en fait l’amour ne nous offre que deux états d’esprits pour le placer dans le débat
Une situation d’amour fusionnel (passionnel…) ou une situation de chagrin d’amour, il n’existe pas d’état de désamour (neutre) pour prétendre une indépendance impartiale face au traité de l’amour.
Et dans chaque situation où on se situe, on apporte un discours qui donne une forme passive ou transcendante de l’amour
Dans la passion amoureuse, le problème n’est pas l’amour, le problème est le rapport qu’entretiennent les êtres avec l’amour. Au lieu de le servir, ils se servent de lui, et confondent souvent amour et plaisir (le sexe). Il n’est pas imaginable qu’ils tombent vite dans les contradictions et les situations les plus absurdes (drames)…
Par le passé, je n’ai pas eu de difficulté de parler de moi d’une manière critique sous la plume du condor, mais je dois avouer que le sujet sur l’amour me pose énormément de problème d’objectivité et fait rentrer ce billet dans la légende du jetable.

Le prochain volet sera un dialogue passionnel avec le mythe

Le mythe
Qui ne sait pas aimer

Volet 2 : Entretien avec le mythe

- Salut le mythe
- Salut
- Nous voilà réunis une seconde fois autour d’un thème passionnant, un thème qui représente l’essence même de la passion, d’aucuns disent que l’amour est absurde, j’ai vu la question traitée dans le récit des suicides, je l’ai même vu griffonné au dos des indicateurs de chemins de fer, j’ai regardé dans la maison des vacances, il n’y était même pas, frappera-t-il à ma porte un beau matin ? ou me marchera-t-il sur les pieds dans l’autobus ? viendra- t- il comme le temps change ? bouleversera-t- il toute notre existence ? est-il épineux au toucher ? son odeur a-t-il une senteur rassurante ? ô dis-moi le mythe, dis moi la vérité sur l’amour.
- Ho la, l’ami, ton discours est attendrissant, mais l’amour n’est pas que rêve et fantasme, il est aussi cendre et sang, et ce qui me plait dans l’amour d’ailleurs c’est la contradiction permanente, depuis l’origine du temps, aucune loi, aucune règle, aucun moyen pour éviter le malheur.
On est toujours prévenu de tout dans l’amour, et toujours l’imprévu arrive.
Alfred de Musset parlait de l’amour comme un absolu (une perfection) qui nait de l’union de deux êtres imparfaits, si on a compris çà et ce qu’Edgar Morin disait sur la subjectivité sur l’amour (voir la passion amoureuse 1)
On comprendra donc qu’il n’existe pas de vérité mais plusieurs vérités sur l’amour

- Ok, s’il n’existe pas de vérité vraie sur l’amour, il existe au moins une explication sur tout ce qui gravite autour, le chagrin d’amour, la jalousie, le désamour
- Ah je vois où tu veux venir, aboutir par l’absurde ou la contraposée,
L’amour se construit à travers une triangularisation personnelle : l’intimité, l’engagement et la passion, la valeur dominante de ces éléments et leurs combinaisons nous mettent en présence de relations affectueuses diverses = amours …par exemple un excès de passion et un manque d’engagement rendent l’amour plus physique et insignifiant pour certains, pour ceux qui le vivent il est confondu avec le sexe…
- Tu veux dire cette triangularisation définit les formes de l’amour
- Ces éléments ne viennent pas de nulle part, ils sont le produit des influences multiples accumulés depuis l’enfance, la construction de soi ; tout au long de la vie nous forgeons une conception idéale de l’amour que nous mettons en interaction avec la réalité.
Les deux antagonistes arrivent dans la réalité avec des approches différentes sur l’amour, et tentent à les mettre en application
- Donc pour toi, l’amour fusionnel n’existe pas
- Non je ne veux pas dire çà, je veux juste faire surgir, la notion de jalousie, la possession et autres facteurs qui provoquent la fin de l’amour…

- Je ne suis pas tout à fait d’accord, l’amour n’a pas de fin, je peux admettre que les êtres soient imparfaits mais l’amour justement sert à transcender ces êtres, chacun est sensé donner le meilleur de l’autre. En partant de ce principe la notion de jalousie, monotonie ou autre n’ont raison d’être.
- Oui et non, ce dont tu parles c’est un amour idéal indépendant des êtres et qui ne peut s’appliquer dans une société ordinaire, la notion d’amour n’a eu son impact dans l’existence humaine que lorsque le drame, ou le sentiment d’inachevé sont arrivé.

Parmi les nombreux poèmes d’amour écrits que j’ai lus, les plus convaincants étaient soit le bla-bla d’une sensualité bon enfant, n’ayant aucune prétention à l’amour sérieux, soit des hurlements de chagrin parce que la bien-aimée était morte et n’était plus capable d’aimer ; soit encore des rugissements de réprobation parce qu’elle aimait quelqu’un d’autre ou n’aimait qu’elle-même ; les moins convaincants étaient ceux dans lesquels le poète prétendait parler du fond du cœur, mais n’avait pas à se plaindre de son sort
- On n’aime plus personne quand on aime, cela ne veut pas dire que l’amour empêche d’aimer mais il se suffit à lui-même, l’amour selon Gibran par exemple
- Entendons sur le fait qu’on peut tout dire sur l’amour, tout ce qu’on en dit est vrai, et le contraire aussi. J’ai dit plus haut qu’il était fait de contradictions, on pourrait soutenir tout aussi bien qu’il suffit qu’il paraisse que les contradictions s’évanouissent. Ce qui m’émerveille le plus, dans l’amour ce sont les instants où se révèlent en même temps sa force et sa banalité.
Si elle ne vous aime pas, rien à faire, tous les efforts et les tous les jeux resteront définitivement inutiles. Mais si elle vous aime, rien à faire non plus, faites ce que vous voulez, elle vous aime. Aussi l’amour est- il universel ?

- Pourquoi j’ai l’impression que tu n’as jamais aimé, ou tu ne sait pas aimer ?
- Au contraire, je ne supporte pas de n’être pas aimé. Autant j’aime les amours malheureuses et le goût de cendres qu’elles laissent au cœur, autant j’ai besoin qu’une femme, que deux femmes, que dix femmes pensent à moi avec une tendresse qui ne me fait point rire. Conquérir cette tendresse est le délice de la vie. Forcer un être à vous faire une place en lui-même, parvenir à vaincre deux fois, dix fois, dans deux, dans dix cœurs différents, c’est donner à son existence des dimensions nouvelles sans lesquelles je ne saurais pas vivre, il me semble que ma vie s’élargit de tout l’amour qu’on a pour moi
- Prétentieux comme attitude, tu fais partie de la race des hommes anciens, tu n’as pas peur du chagrin d’amour ?

- J’ai connu les échecs en jouant aux dames, après les ruptures j’ai eu mon lot de sagesses, je me disais dans quel pétrin j’allais m’engager avec de telles créatures stupides et bornées, une illusion voluptueuse en mettant mon bonheur entre les mains d’une femme, en fait mes échecs étaient des vraies victoires sur la possession et sur la vie tout court.
- Drôle de rapport que tu entretiens avec l’amour, d’un coté on ressent chez toi une certaine expérience et sagesse et d’un autre tu fais de lui un champ de bataille, tout n’est pas ring, l’amour est un sentiment de plénitude, un support d’équilibre. Même si on est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui.
- Çà sera donc ton mot de la fin. L’homme trouve dans l’obscurité même qui l’entoure la volonté de diriger sa vie, à cause de l’égarement où il est lorsque, privé d’amour, il regarde fixement dans le vide, de l’état de démission et d’anonymat où il croupit, dévoré qu’il est par l’engrenage quotidien, il arrive alors qu’il s’éveille soudain, qu’il prenne peur et se demande : que suis-je ? qu’est-ce qui me manque ? que dois-je faire ? mon mot de la fin sera cette citation :
Commencer en poète et finir en gynécologue ! De toutes les conditions la plus enviable est celle de l’amant c’est-à-dire le mythe.

Volet 3 : Anthropologie de l’Amour
Il n’y a pas que des histoires d’amour. Il y a aussi une histoire de l’Amour.

En scrutant la vie privée des « gens» de toutes conditions, elle révèle les secrets de nos mentalités et touche de près à l’inconscient de nos sociétés.

Dis-moi comment tu aimes, je te dirai qui tu es…

S’interroger sur l’Amour, c’est remuer les grandes et bonnes questions.

C’est se pencher sur la morale d’un temps bien sûr, mais aussi sur la guerre, le pouvoir, la religion, la mort…

L’histoire de l’Amour a eu ses respectables pionniers, et n’a jamais été écrite dans la continuité.

La fouille des intimités est une tache difficile, l’amour ne laisse pas de fossiles, et il efface souvent les traces de ses pas.

Ne subsistent qu’illusions, évocations fugitives, voilés, déguisées.

On n’a jamais badiné avec l’Amour.

Rois, prêtres, guerriers, médecins, banquiers, notaires, tous l’ont encadré, normalisé, réprimé, incarcéré, violenté.

Les femmes furent les éternelles sacrifiées.

Ne commencez jamais votre mariage par un viol, conseillait Balzac, il n’y a pas si longtemps

C’est dire si la chose n’allait pas de soi.

Le sexe n’a pas toujours été une partie de plaisir, loin de là.

Longtemps, l’ordre moral et sexuel a régné, exerçant une véritable tyrannie sur la vie privée.

Simplifions, l’histoire de l’Amour se résume en trois mots, trois sphères :

Sentiment, mariage, sexualité.

Ou si l’on préfère, amour, procréation, plaisir

Trois ingrédients pour accommoder les hommes et les femmes, avec lesquels chaque époque a joué, cherchant tantôt à les dissocier, tantôt à les réunir, au gré de ses intérêts.

Pour le meilleur et pour le pire.

Mariage sans amour ni plaisir. Mariage d’amour sans plaisir. Plaisir d’amour sans mariage…

L’histoire de l’Amour, c’est celle d’une longue marche des femmes, des hommes pour se débarrasser du carcan religieux, social, et revendiquer ce droit pourtant élémentaire : le droit d’aimer.

Pour s’épanouir ne faut-il pas jouir d’une certaine liberté ?

Il y a un fait troublant dans les années 1960, la naissance de la génération « chacun pour soi », accompagnée d’un déclin des valeurs

Il fallait détruire toutes les formes d’autorité, celle de l’Etat, de la justice, de l’armée, de la police, de la loi, de la famille, des professeurs, des règles morales, des interdits sexuels.

La liberté d’aimer est argumentée par la quête du bonheur, le souci de soi, l’amour devient le couple, le mariage de convenance parait alors honteux, la condition de l’amant, le divorce, les familles recomposées forment le nouveau paysage social.

Où en est-on aujourd’hui ?

On peut faire l’amour sans procréer, procréer sans faire l’amour, et il est admis de faire l’amour sans aimer

Pourtant signe de notre époque paradoxale, nous n’avons jamais eu tant envie de réunir un amour durable où l’on cultive le plaisir, et procréation, voilà l’idéal de notre temps, mais nous le réalisons (si nous arrivons à le réaliser) avec un certain désarroi.

L’amour n’est pas plus facile à vivre dans la liberté que dans la contrainte.

Il est toujours lié à notre lointain passé.

Qu’on le veuille ou non, cette longue histoire vit encore en nous.

Nos comportements amoureux trainent le lourd héritage non seulement de nos parents mais aussi de nombreuses générations qui les ont précédés.

Il y a au fond de nous des Don juan, des Iseult, des Solal qui sommeillent, et parfois tirent les ficelles.

Et nous puisons sans le savoir dans de vieilles morales, d’anciennes aspirations, des désirs cachés.

Oui l’Amour a une histoire et nous en sommes toujours les héritiers

Chagrin d’amour
La loi de Murphy expliqué à mon fils
Dans la catégorie émotionnellement jetable option cela ne nous regarde pas
Et en réponse à la question qui m’a été posé par mon fils à la sortie du spectacle Roméo et Juliette
Pourquoi çà ne marche (presque) jamais en Amour ?

Cher fiston
Aimer n’est pas la pire des choses qui peut arriver à un homme
L’amour ne donne que lui-même, et ne reprend que de lui-même, l’amour se suffit de l’amour
L’amour est immense, on s’y perd facilement, parce que …rêveur.
On est plus lucide sans amour, moins emmerdé surtout
Je conviens bien qu’on ait rempli ton cartable littéraire avec des histoires d’amour qui finissent mal, d’ailleurs je ne comprends pas la nature de l’homme qui trouve un malin plaisir d’adorer la complication et le drame.
Une histoire d’amour ordinaire ne peut se raconter, elle est monotone à lire mais intense à vivre.
Les échecs de la vie proviennent souvent des histoires d’amour.
Normal on ne perd que contre une personne qu’on fait confiance.
Quand une personne chère part, elle libère des espaces
Un chagrin d’amour arrive souvent au creux d’un mauvais détour, a le goût amer d’un sentiment inachevé, un coup porté bas, plus douloureux qu’un uppercut
Ne laisse personne détruire tout ce qui est beau en toi
Tu as le droit de poser un genou à terre, laisser l’arbitre (le temps) compter,
Mais tu dois de te relever dignement et rapidement même s’il faut effacer son nom

On n’aime pas une femme parce qu’elle est belle, elle est belle parce qu’on l’aime
On aime à la hâte et on prend tout son temps pour oublier
Nous sommes bizarres et la vie est un peu bizarre, et quand nous trouvons quelqu’un dont la bizarrerie est compatible avec la notre, nous mettons nos bizarreries en commun et appelons cela l’amour.

Si tu tombes sur une bonne épouse, tu seras heureux
Si tu tombes sur une mauvaise, tu deviendras philosophe

Enfin n’oublie pas que tout ce qui peut mal tourner, tourne mal
Et si tu ne peux pas être avec celle que tu aimes, aime celle avec qui tu es
Et si tu n’as personne à aimer, aime un chat ou une peluche
C’est moins risqué, et moins coûteux…

Vis dangereusement, tu meurs jeune
Vis lentement tu meurs quand même.

On ne guérit pas de ses chagrins, on se distrait

7 Responses leave one →
  1. 2010 février 15

    Comme quoi, la politique n’est pas le seul sujet qui peut inspirer des billets intéressants!

    Mais comme souvent, les billets intelligents n’inspirent pas le plus de commentaires.

  2. 2010 février 15
    le mythe FRANCE Windows XP Internet Explorer 8.0 permalink

    @hmida
    Ces billets ont eu beaucoup de succès lors de leur première publication
    Beaucoup de réactions positives qui m’ont ému
    Toutefois je me suis fixé un principe de publication
    Un billet qui n’attire pas de commentaires est soit parfait soit nul
    Le silence est aussi un commentaire à prendre en considération
    C’est vrai, les billets intelligents n’attirent plus de commentaires
    Je vais finir par croire au communautarisme commentateur

    merci pour ta réaction

  3. 2010 février 16

    Le Mythe, tu connais cette regrettable tendance à tout ramener vers soi pour projeter un semblant de compréhension « viable»  or, ton texte ne versant pas dans l’hermétisme, il s’agirait plutôt de s’oublier le temps de « contenir»  l’Autre.
    Si Le Maître des Sentiments est dispensateur de cette tant recherchée dissociation des contingences d’un réel « supposé» , ce qui m’amuse est illustré par un couple d’amoureux silencieux sur un banc, en suspension dans leur monde intime, ou par cet autre couple plongé dans le grand écran mais sans voir le film qu’on y projette.
    Cette faculté de « distanciation spontanée»  entre les bras de la bien aîmée a son alter ego, pervers et dissimulé, l’impossibilité d’écarter jusqu’au souvenir de l’idylle une fois évaporée.
    Oui, je peux imaginer un homme aimé par bien des femmes, ou l’inverse, mais j’ai du mal à concevoir qu’un homme puisse aimer au delà d’une femme unique.
    C’est un credo d’une simplicité enfantine, tout comme une maladie occupe l’espace du corps en empêchant toute autre affection d’y sièger en même temps, tout comme notre attention est captée par un problème à la fois, tout comme douleur et tristesse ont un goût invariable quelle qu’en soit l’origine, j’estime que la perception de l’Amour est unique quels qu’en soient les porteurs et que vivre ce sentiment insuffle une sensation de toute puissance en situation de total handicap.
    Commenter ton texte équivaut à soulever la chape d’un volcan qu’on croyait éteint.

  4. 2010 février 18
    le mythe FRANCE Windows Vista Internet Explorer 8.0 permalink

    @yugurta
    Deux phrases de ton commentaire m’invitent à réagir
    1 : Oui, je peux imaginer un homme aimé par bien des femmes, ou l’inverse, mais j’ai du mal à concevoir qu’un homme puisse aimer au delà d’une femme unique
    2 : j’estime que la perception de l’Amour est unique quels qu’en soient les porteurs
    Pour la première, j’ai une question à te poser,
    Quand cette femme unique cesse d’exister (mort, rupture…), l’homme doit il cesser d’aimer ?
    Je n’en suis pas si sur, c’est contraire même à la notion d’aimer
    Je pense -même si je ne suis pas d’accord ou que je ne dispose pas d’outils pour comprendre la profondeur-, un homme peut aimer plusieurs femmes de la même façon qu’il peut aimer ses enfants…
    Quand à ta seconde remarque
    L’amour est unique selon chaque individu, mais il n’est pas universel
    Il n’existe pas une unique façon d’aimer
    Chaque personne approche l’amour en fonction de son vécu et sa construction de soi

  5. 2010 février 19

    Le Mythe, tes questions sont terribles :)
    Selon mes convictions, vivre l’Amour vous tatoue tout le coeur de manière indélébile mais comme toi tu as un coeur immense, la chance t’est offerte d’aimer à nouveau sans oublier l’élue disparue.
    Quant à la perception de ce sentiment, tout me porte à croire que Cupidon tire des flèches identiques sans distinction aucune mais tu as raison de nuancer l’effet selon le champ de réception même si c’est une affaire de couple et, qu’en la matière, chacun complète l’autre dans une équation standard au résultat invariable : l’ensemble vide.
    Petite confidence yugurtine : vivre sans amour équivaut à boire de l’eau salée, vivre sur le souvenir d’un amour spectral vous glace chaque jour le coeur davantage, vivre aimé et aimer vous dispense de tout « le reste»  :)

  6. 2010 février 19
    Le mythe FRANCE Mac OS X Safari 528.16 permalink

    @yugurta
    je sais mes questions sont terribles
    j’envisage le pire avant d’espérer le meilleur
    après tout on a tendu parler de l’amour qu’à travers le chagrin
    ta confidence rentre dans le pantehan des mythables
    remarquable

  7. 2010 février 19
    Le mythe FRANCE Mac OS X Safari 528.16 permalink

    Errata
    entendu parler de l’amour

    l’IPhone ne connait de sentiment

Leave a Reply

Note:Vous pouvez utiliser XHTML de base dans vos commentaires. Votre adresse email ne sera pas être publiée.

Subscribe to this comment feed via RSS