L’Etang partagé

By le mythe Le 14 août 2012

A force de croire que « charité bien ordonnée commence par soi même », bien des peuples se sont transformés en simples populations.
S’agglutinant en supernations immuno dépressives, les habitants des Terres du Nord se sont mutuellement contaminés tels des voisins de palier qui partageraient les nuisances mais pas le panier.
L’intelligence pousse au contraire à ne pas dîner sans avoir vérifié que son voisin en fait autant.
A l’époque des bourgs et hameaux, partager la potée et l’obole relevait de l’évidence pour quiconque envisageait de revoir le soleil se lever.

De nos jours, hutte et savane ont passé le relais à hotte, impasse et solitude bien plus à craindre que tous les prédateurs naturels.
Alors que pour convertir l’austérité de tous en prospérité de chacun, il suffirait d’instituer le Fonds Mutualiste International et de revenir au Bureau des Mines du far west.
Au moins, cela nous éviterait ces sempiternels remakes où ce sont toujours les cow boys qui gagnent.
A défaut de démocratiser l’air et l’eau frais, les terres, pierres et métaux précieux seraient placés dans une société non anonyme où chaque contribution dûment consignée ouvrirait droit à dividende permanent à puiser au besoin.
Ainsi, les marocaines, indous, camerounaises et maliennes pourraient à tout moment récupérer leurs bijoux et les restituer après les mariages.
Laissant le soin du qualificatif officiel à plus averti que votre serviteur, disons en attendant que ce serait un passage de l’ère Revolver à celle du Revolving.
Si quelqu’un, peu importe d’où et qui, fût-il d’outre tombe, a le moindre début d’idée de rupture délicate avec ces civilisations dont l’agonie pue le tourbillon, qu’il soit dit que son silence est un crime avant même l’acte.
Sur mon âne, je jure de n’avoir pas la moindre intention de laisser tomber nos voisins du Nord car je n’aime guère l’odeur de moisi des anciens Empires.
Et puis, qui parmi vous souhaiterait vivre le cauchemar de monter sur le trône d’un monde obscur où l’Ego est roi ?
Si l’éparpillement pour espérer croître s’impose comme une option non négociable, le bon sens dicte qu’il ne faut surtout pas abdiquer sa négociation.
Car somme toute, puisque le virage ne peut plus être démenti, il s’agit juste de ne pas conduire à l’aveuglette en se fiant au klaxon.
En gros, réapprenons à mener notre barque en quittant de temps à autre l’autoroute.
Selon une logique inverse à celle de la taxe carbone et parce qu’on a toujours besoin d’un proche pour nous réveiller d’un cauchemar, partageons nos idées sous employées pour sauver les nations égarées de leur piège de fer et de feu.
Le principe du »Fonds de pitié » s’inspire de celui français de « Mont de piété » qui ne rejeta pas ma rescousse quand il l’a fallu.
Parce que l’idée d’un juste nécessaire équitablement réparti chavire entre vindicte charitative et absolutisme communautaire, évitons encore un obstacle sur cette voie semée d’embûches et soyons tout sauf manichéens.
Si, de nouveau, les canons tonnent et que la mort parade, massive et sans cortège funèbre, l’histoire nous rangera sur l’étagère de ceux qui ne virent en les leurs que de la viande sur pied.
Et commettre la même erreur trois fois en moins d’un siècle relève plus de l’après méditation que de la simple bévue.

2 Responses leave one →
  1. 2012 août 14
    SRV FRANCE Windows 7 Internet Explorer 9.0 permalink

    Le jour d’après

  2. 2012 août 14
    zalamythe BELGIUM Linux Mozilla Firefox 7.0.1 permalink

    salut Le mythe
    alors puisque l’abominable forçe s’est bien saisie des droits ; de contester ; de quoi la fatalité est elle le ressort .?
    seul persiste l’espoir dans ce qu’a fait l’humain .la culture ?

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