La passion amoureuse 3
Anthropologie de l’Amour:
Il n’y a pas que des histoires d’amour. Il y a aussi une histoire de l’Amour.
En scrutant la vie privée des « gens» de toutes conditions, elle révèle les secrets de nos mentalités et touche de près à l’inconscient de nos sociétés.
Dis-moi comment tu aimes, je te dirai qui tu es…
S’interroger sur l’Amour, c’est remuer les grandes et bonnes questions.
C’est se pencher sur la morale d’un temps bien sûr, mais aussi sur la guerre, le pouvoir, la religion, la mort…
L’histoire de l’Amour a eu ses respectables pionniers, et n’a jamais été écrite dans la continuité.
La fouille des intimités est une tache difficile, l’amour ne laisse pas de fossiles, et il efface souvent les traces de ses pas.
Ne subsistent qu’illusions, évocations fugitives, voilés, déguisées.
On n’a jamais badiné avec l’Amour.
Rois, prêtres, guerriers, médecins, banquiers, notaires, tous l’ont encadré, normalisé, réprimé, incarcéré, violenté.
Les femmes furent les éternelles sacrifiées.
Ne commencez jamais votre mariage par un viol, conseillait Balzac, il n’y a pas si longtemps
C’est dire si la chose n’allait pas de soi.
Le sexe n’a pas toujours été une partie de plaisir, loin de là.
Longtemps, l’ordre moral et sexuel a régné, exerçant une véritable tyrannie sur la vie privée.
Simplifions, l’histoire de l’Amour se résume en trois mots, trois sphères :
Sentiment, mariage, sexualité.
Ou si l’on préfère, amour, procréation, plaisir
Trois ingrédients pour accommoder les hommes et les femmes, avec lesquels chaque époque a joué, cherchant tantôt à les dissocier, tantôt à les réunir, au gré de ses intérêts.
Pour le meilleur et pour le pire.
Mariage sans amour ni plaisir. Mariage d’amour sans plaisir. Plaisir d’amour sans mariage…
L’histoire de l’Amour, c’est celle d’une longue marche des femmes, des hommes pour se débarrasser du carcan religieux, social, et revendiquer ce droit pourtant élémentaire : le droit d’aimer.
Pour s’épanouir ne faut-il pas jouir d’une certaine liberté ?
Il y a un fait troublant dans les années 1960, la naissance de la génération « chacun pour soi », accompagnée d’un déclin des valeurs
Il fallait détruire toutes les formes d’autorité, celle de l’Etat, de la justice, de l’armée, de la police, de la loi, de la famille, des professeurs, des règles morales, des interdits sexuels.
La liberté d’aimer est argumentée par la quête du bonheur, le souci de soi, l’amour devient le couple, le mariage de convenance parait alors honteux, la condition de l’amant, le divorce, les familles recomposées forment le nouveau paysage social.
Où en est-on aujourd’hui ?
On peut faire l’amour sans procréer, procréer sans faire l’amour, et il est admis de faire l’amour sans aimer
Pourtant signe de notre époque paradoxale, nous n’avons jamais eu tant envie de réunir un amour durable où l’on cultive le plaisir, et procréation, voilà l’idéal de notre temps, mais nous le réalisons (si nous arrivons à le réaliser) avec un certain désarroi.
L’amour n’est pas plus facile à vivre dans la liberté que dans la contrainte.
Il est toujours lié à notre lointain passé.
Qu’on le veuille ou non, cette longue histoire vit encore en nous.
Nos comportements amoureux trainent le lourd héritage non seulement de nos parents mais aussi de nombreuses générations qui les ont précédés.
Il y a au fond de nous des Don juan, des Iseult, des Solal qui sommeillent, et parfois tirent les ficelles.
Et nous puisons sans le savoir dans de vieilles morales, d’anciennes aspirations, des désirs cachés.
Oui l’Amour a une histoire et nous en sommes toujours les héritiers
A lire
Yesterday beatles lyrics -
http://www.youtube.com/watch?v=FsLj8blqSgQ&feature=player_embedded#t=85
‘Yesterday, all my troubles seemed so far away
Now it looks as though they’re here to stay
Oh, I believe in yesterday.
Suddenly,I’m not half the man I used to be
There’s a shadow hanging over me
Oh, yesterday came suddenly.
Why she had to go I don’t know she wouldn’t say.
I said something wrong, now I long for yesterday.
Yesterday, love was such an easy game to play.
Now I need a place to hide away.
Oh, I believe in yesterday.
Why she had to go I don’t know she wouldn’t say.
I said something wrong, now I long for yesterday.
Yesterday, love was such an easy game to play.
Now I need a place to hide away.
Oh, I believe in yesterday.»
salam lemythe
comment parler d’amour sans parler de maturité , les hommes aiment ,
je t’aime mon ami
A bientot