Le Krach financier… un an après

By Imad Le 5 octobre 2009

L’été 2008 a été marqué par une démonstration en vraie grandeur des méfaits d’un mécanisme de destruction caché au cœur du système économique des pays développés.

Les multiples angoisses ordinaires (le nucléaire, l’épuisement des ressources, le réchauffement de la planète…) ont toutes été balayés par une angoisse nouvelle dont le retentissement a été planétaire : les malheurs des quelques grandes banques ou compagnies d’assurances américaines dont les millions de clients se sont trouvés ruinés au terme de manipulations financières dont ils ne pouvaient comprendre les mécanismes.

La nouvelle angoisse a un nom : la crise financière

Un an après, des questions subsistent

Comment la faillite d’une banque a failli dérégler le monde ?

Est il normal à nos jours de laisser l’avenir des humains dépendre  des malversations de quelques banquiers et les erreurs grossières des décideurs au plus haut niveau dans la gestion des richesses disponibles ?

Certains spécialistes du monde de la Finance et l’Economie sont allés dans des démonstrations techniques fastidieuses qui désespèrent tous ceux qui cherchent à comprendre.

L’idéal est de se placer dans la position d’un observateur distant, ceci dit notre compréhension est intrinsèquement imparfaite, du fait que nous faisons partie de la réalité et qu’une partie ne saurait pleinement comprendre le tout.

La production des richesses exige des matières premières, du travail, et du capital.

La mondialisation tend à donner une définition géographique de ces catégories :

Le travail est en Asie, les matières premières en Afrique et au Moyen Orient. Et le capital reste l’apanage des pays riches.

A Wall Street ou dans la City, certains ont de leur propre initiative, mis en place un système qu’ils ont cru capable de créer de la richesse simplement en échangeant des signatures sur des papiers ou sur des écrans d’ordinateurs, à la façon dont en famille on joue au Monopoly.

Pour créer de la richesse, il faut des idées, du travail et des outils ; des paraphes sur documents imprimés peuvent tout au plus déplacer les richesses, non les créer.

Le capital aujourd’hui est devenu un bien immatériel : c’est la recherche et le développement (R&D), la publicité, la mode, la finance.

Ce sont eux qui gouvernent aujourd’hui le monde de la production

Si les pays pauvres jouent un rôle croissant dans la production des biens matériels, les pays riches gardent fermement la main sur la production immatérielle.

Tout est fait pour soigner les maladies qui les affectent : cancer, diabète, Alzheimer…mais les maladies comme la malaria ne trouvent pas de solution, faute de clients solvables.

La gestion par les pays riches des flux immatériels obéit à une logique qui ne préjuge hélas nullement du bien public mondial.

L’extrême interdépendance des économies et surtout la complexité du réseau des causes et des effets ont provoqué des désastres. Cette complexité est telle que les réactions de cette immense machine ont échappé à la volonté de ceux qui la manipulaient. Elle est apparue capable de projeter dans la misère des foules immenses.

En effet, tous les acteurs des marchés financiers ont voulu faire la même chose ;

Les crédits coopératifs ont voulu devenir des banques, les banques commerciales ont voulu devenir des banques d’investissement, les banques d’investissement ont voulu devenir des fonds spéculatifs

Personne n’était à même de juger de l’extérieur, de la pertinence des stratégies adoptées.

Dans le feu de la crise, il est clair qu’il faut sauver les banques et relancer la consommation.

Le véritable débat porte sur la nature de l’économie de marché

Est-ce qu’elle peut se stabiliser toute seule pourvu qu’on la laisse faire ou faire valoir le rôle de l’Etat, et les actions des gouvernements.

Employer le mot crise c’est marquer notre confiance en la stabilité globale des équilibres auxquels nous participons.

Tel ne semble pas être le cas pour les événements présentés comme « la crise économique de l’été 2008 ».

Selon les gens du métier, elle ne ramènera jamais à l’état initial les rapports complexes entre les trois entités que sont, les humains, la richesse et les organismes financiers.

Tant mieux, car il faut une autre réflexion sur l’argent privatisé et concentré

Un lourd travail est à faire pour tenter de reconstruire l’économie sociale du marché, redonner à l’argent ses repères, et renouer avec le cours du progrès démocratique.

 

 

 

Quelques livres

L’argent sans maitre de Charles-Henri Filippi

La production du vice de Daniel Cohen

Le compte à rebours a-t-il commencé ? D’Albert Jacquard

Mes solutions à la Crise de George Soros

3 Responses leave one →
  1. 2009 octobre 5

    J’en souffre encore de cette merdique crise financière !! Oui, oui je sais que je suis ne suis pas trader en bourse mais d’une manière ou d’une autre j’en souffre:D

  2. 2009 octobre 6
    maribi UNITED STATES Windows XP Internet Explorer 8.0 permalink

    L’economie americaines a connu de temps en temps des crises plus ou moins longues.
    Surtout, il ne faudrait pas croire que cette recession a pris fin comme le laissent entendre les optimistes responsables . Le monde des finances a perdu confiance au systeme qui est actuellement en instance d’etre reforme’. La recession de 1929 aussi severe que l’actuelle a dure une dizaine d’annees environ .A noter que les crises economiques de 1970 et de 1973 ont dure’ egalement pendant plusieurs annees.
    Si la recession qui sevit encore actuellement a fait beaucoup de victimes parmi les millionnaires et les moins fortunes de la plupart des pays , elle a cependant combattu l’inflation et contribue tjrs a la reduction generale des prix de tous les produits bien que la valeur du dollar americain ne cesse de deprecier comme le souligne l’article objet du lien ci-apres :
    .
    http://apnews.myway.com/article/20091004/D9B4D6C01.html

  3. 2009 octobre 6
    هاله AUSTRIA Windows XP Mozilla Firefox 3.0.13 permalink

    المغرب .. المعذبون فى الأرض

    في أحد الايام قررنا أن نزور منابع أم الربيع وهناك ستنقلب الصورة الجميلة التي راقصت العيون وسنصادف على الطريق أطفال لا تظهر لملابسهم ألوان ولا تظهر على وجوههم ملامح أستوقف الصغير السيارة ولكم أن تتوقعوا سنه فقامته بالكاد تصل لزجاج النافذة يحمل بيده سلة صغيرة من التين لا يعرف ألا لغته المحلية ، لم أستطع التواصل معه ، لكني عرفت أنه يريد بيعنا التين تالمت من المشهد خصوصا وأن أبني الصغير الذي لا يكبره ألا بالقليل يطرح علي أسئلة محرجة ماذا يفعل الصغير ؟ لماذا هو هكذا ؟ أين أمه؟..أسئلة بريئة تتعمق عندي لتصبح ، لماذا هذه المنطقة معزولة ؟ أين المسئولين ؟ أين الدولة ؟ أين الوزارة الوصية ؟ أين البرامج الحكومية ؟.. باقى المقال يوجد فى الرابط التالى

    http://www.ouregypt.us

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