TelQuel…
Je dois vous avouer que c’est la première fois que j’éprouve des difficultés à faire parler le condor enfouit en moi, non pas parce que la proie en question n’est pas un bloggeur, mais parce que les failles que présentent ce magazine sont multiples et peuvent dévier la ligne de conduite que je me suis fixé
J’ai compris qu’il ne fallait pas critiquer Ahmed Reda Benchemsi dans sa fonction de journaliste, le jour où j’ai acheté un hors série (un best of) du magazine Telquel dans une station d’essence sur l’autoroute Casa-al Jadida (le mois d’Août dernier).
J’ai compris à travers son prix (50 dirhams) que le magazine ne s’adresse pas au peuple marocain mais à une catégorie privilégiée de la population.
Ahmed Reda Benchemsi n’est pas un journaliste mais un journalier, un mauvais écrivain qui vit de l’aberration d’un public assoiffé de l’imprimé coloré, il tire le maximum profit du moindre incident, un alarmiste, une manière pour lui de se rendre intéressant, ressemblant ainsi à ces chiens qui aboient très fort des que quelque chose se met à bouger.
Encore faut-il considérer la chose qui bouge comme objet important.
Par moment il se prend pour James Bond en pensant avoir trouvé le Scoop du siècle (entretien avec un kamikaze) par moment il est à l’image de Fadela Amara (entretien avec une prostituée). En fait, il sert uniquement à cacher son insignifiance et son incompétence de porter une analyse objective sur les sujets en question
Ses entretiens et ses interviews ne laissent dégager aucune réflexion objective sur les problèmes urgents de la société
Que peut-on attendre d’un fils de papa qui vit en décalage avec la réalité marocaine ?
Dont la pensée si pensée il y a, est resté dans sa phase adolescente ?
Telquel est tout sauf un œil du peuple, derrière sa politique se cache une tentative d’assoir une pensée dominante, celle de tourner le dos aux vrais problèmes qui rongent le pays.
Une vision qui se base sur l’anecdotique et le sensationnel, avec une analyse identique à celle d’un auteur anonyme qui se refuse toute responsabilité de rendre des comptes
Telquel est un concept qui se compose en trois parties (lors de chaque parution) condensées sur trois ou quatre pages, le reste est de la pub,
La première partie est réservée aux activités royales d’hier et d’aujourd’hui, la seconde traite les événements actuels (politiques ou autre) et une dernière partie qui se veut sociologique, avec une plume trompeuse, qui pense ramener l‘opposition entre le passé dépassé et l’avenir, entre le traditionnel et le moderne. Il ne cherche à faire valoir que soi-même pour se faire une réputation et augmenter sa publication, car après tout il s’agit d’une entreprise qui vise le chiffre d’affaire et le profit
Telquel est-il important dans la société marocaine ?
Pour certains c’est la pensée de la génération à venir
Pour d’autres c’est une alternative hygiénique en cas de pénurie de papier toilette
Le mot du mythe
Si on me permet de citer une parabole, je comparerais Benchemsi(telquel) dans cette automystification, avec un homme qui, lors d’un bal masqué, flirte toute la soirée avec une beauté masquée en s’imaginant faire une conquête…jusqu’à ce qu’elle jette le masque et qu’il reconnaisse…sa femme
(AS)
ARB
La main droite du diable
BRAVO !!!
Je rêve d’un autre Magazine (ou son de cloche) dans notre paysage médiatique.
Cela semble venir petit à petit avec le nouveau Magazine Actuel.
Espérons !
Ce billet me déçois de ta part. Que tu n’apprécie pas le magazine est une chose, que tu t’en prennes à ARB est une autre. C’est sur le journaliste que porte ton index, c’est donc sur ses propos que tu devrais parler. Que tu le traites de chien, de james bond ou de fils à papa est gratuit et sans intérêt. Ce ne sont pas des manières.
Dire que le papier s’adresse à « une catégorie privilégiée de la population» est faux, il s’adresse plutôt à cette infime partie de la population qui lit des journaux et en français, soit 100.000 personnes à tout casser, donc tout comme les autres papiers francophones. Telquel peut au moins se targuer de ne pas être dépendant financièrement du pouvoir, ce qui est la base d’un vrai journalisme, et non pas de la communication institutionnelle. Autre chose à l’actif de Telquel pour répondre à cette francophonie sois disant « élitiste» : Nichane, non seulement écrit en lettres arabes mais en langage dialectale pour s’adresse justement à toute personne sachant lire.
Pour ma part, je trouve que le style de ce magazine a toute sa place dans la maigre scène médiatique marocaine. Il fait le choix de traiter les tabous sachant que le tabou est vendeur, mais je t’en prie, connais tu un journal qui ne cherche pas à « augmenter sa publication, car après tout il s’agit d’une entreprise qui vise le chiffre d’affaire et le profit» ? Le fait de traiter les tabou est une attitude progressiste qui ne peut irriter que les conservateurs parmi nous, ceux là même qui visent réellement à « assoir une pensée dominante» .
Tu sais mon cher qu’il y a certains journalistes qui « pissent de l’encre» sur khaild et ahmed en pensant à ce que va penser Jean et Dominique. Et ARB en est le parfait exemple!
Il y a ceux qui se battent pour changer le social, le vécu des gens et d’autres qui visent le changement de la société pour la rendre « copie conforme» de la société occidentale! Et ARB en est un de ces aliénés!
ARB est de ceux qui se détestent d’être né arabe ou musulman! Il faut lui pardonner la pauvre, il souffre. Il, comme tant d’autres, vit une situation schisophrénique intenable.
L’occident et son universalisme ont montré des limites tant au niveau économique que sociale ou démocratique. C’est un modèle qui sort d’une crise pour sombrer dans une autre!
et pourtant nos borgnes persistent à le suivre aveuglèment!
Il n’y a qu’à lire quelques titres d’articles parus dans les derniers numéros :
« Hit Radio. Friture sur les ondes»
« Enquête. Les audaces du nouveau cinéma marocain»
« Ahmed Réda Guédira. L’homme qui tutoyait Hassan II»
« Mawazine. Un miracle royal»
« Exclusif. Dans la tête de Hassan II»
… pour se faire une idée sur l’agressivité gratuite, le ton irrespectueux, le caractère élitiste, et l’approche purement commerciale du magazine.
Au fait, j’ai aimé ton post.