L’avenir du Noble Art
La boxe passionne…
Depuis toujours le noble art exerce un pouvoir de fascination. Sûrement parce qu’il est pratiqué par des hommes hors du commun, qui ont pu à un moment donné renverser le cours de l’histoire, le destin de leur vie…
L’histoire de la boxe se raconte à travers ses boxeurs, ses combats d’anthologie et surtout à travers ses drames aussi…
Des acteurs devenus immortels après avoir démontré bravoure et don de soi entre les cordes d’un ring.
J’ai un rapport incestueux avec la boxe
Très jeune, j’ai regardé à la télé en noir et blanc, le combat de Mohamed Ali à Kinshasa
Puis mon père m’a lancé dans une halqa pour boxer contre le fils du légendaire Tanjawi (le tangérois)
Je ne peux vous affirmer si j’ai bien boxé ce jour, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai fait payer au fils l’arrogance du père qui se moquait de mes cheveux longs châtain clair
C’était une question d’honneur, mon père, était fier de moi, m’a offert une Kbala : maïs comme ceinture symbolique
Et puis j’ai abandonné la boxe pour le Karaté (ceci est une logue histoire)
C’est en France, que j’ai remis les gans, c’était le sport le moins coûteux dans les championnats universitaires.
La chaine Canal plus m’a aussi concilié avec la Boxe. Son journaliste Jean Claude Boutier y est pour beaucoup.
C’était l’épopée du carré d’AS, Marvelous Marvin Hagler, Tommy Hearns, Roberto Duran, et Sugar Ray Leonard, des combats qui vous coupaient le souffle, des reversements de situations inespérées
Puis venue, la machine Tyson,
Les combats étaient retransmis en direct le samedi soir à 3 ou 4 heurs du matin
Fallait allumer sa cafetière pour rester réveiller
Et puis au moment où on croyait que la Boxe allait dans le déclin que surgit de nulle part le dernier géant du Ring, Oscar de la Hoya, qui s’est offert au passage, le scalpe de Julio César Chavez, Pernel Whitaker, Camatcho, Félix Tito Trinidad, Ike bazooka Quartey, Fernando Vargas
Les combats étaient splendides….
Mais l’argent est passé par là, il a corrompu tout le monde, arbitres et promoteurs compris, il a emporté avec lui les dernières valeurs qui ont fait la beauté du noble art
Aujourd’hui on choisit bien ses adversaires (pigeons) histoire de se forger une carrière médiatique, on devient un grand boxeur par spéculation, c’est l’empreinte de ces temps modernes hélas,
Samedi dernier, j’ai voulu raviver mes vieilles habitudes, regarder le combat tant attendu entre Floyd Mayweather et Shane Mosley (5h du matin)
Il fallait voir, le nombre de célébrités invitées, même Paris Hilton a répondu présente
Ce fut un combat ennuyeux, médiocre
Et dire qu’il s’agit d’un boxeur hors norme, invaincu (grâce aux arbitres notamment contre de la Hoya)
Floyd Mayweather a livré un seul et grand combat contre le regretté Diego Corrales (qui le 7 mai célébrera les trois années de sa disparition à suite à un accident de moto), le reste c’est de la dance classique, de l’exhibitionnisme…
Pourquoi combattre ?
Pour la gloire ? Pour l’agonie de la défaite ? Pour l’argent ? Pour une cause ?
Chaque boxeur a eu son lot d’inspiration, et c’est ça qui a fait la différence
Le mythe
And the winner takes it all